D o s s i e r 53 NEXUS 80 © mai-juin 2012 Curieusement, les études – indépendantes – ultérieures à celle de 1986 feront montre d’un triomphalisme nettement moins prononcé que les essais de la phase II. Le problème des anémies engendrées par la destruction...
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D o s s i e r 53 NEXUS 80 © mai-juin 2012 Curieusement, les études – indépendantes – ultérieures à celle de 1986 feront montre d’un triomphalisme nettement moins prononcé que les essais de la phase II. Le problème des anémies engendrées par la destruction de la moelle osseuse, typique de ce médicament, mais négligé, quand il n’était tout simplement pas absent des registres lors des essais de 1986, retiendra l’attention des chercheurs qui suivront comme l’un des premiers et des plus dramatiques effets indésirables des patients sous AZT. Indésirables mais inévitables de par la nature même de l’AZT, dans le sens où elle a été avant tout conçue comme une chimiothérapie destinée à freiner la réplication cellulaire. Ses effets se feront ainsi sentir dans tous les tissus qui sont le siège d’une intense activité, en premier lieu la moelle osseuse. Cet effet « secondaire » – l’anémie –, commun à toutes les chimiothérapies, était en fait l’effet « primaire » et une conséquence parfaitement prévi
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